Société

Cancer du pancréas : une découverte qui pourrait tout changer

  • 3 juillet 2026
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Cancer du pancréas : une découverte qui pourrait tout changer

Un nouveau traitement ciblé pourrait représenter une avancée majeure dans la prise en charge du cancer du pancréas avancé, selon une étude clinique américaine qui a mis en évidence des résultats préliminaires jugés prometteurs.

Présentés lors du congrès de la Société européenne d’oncologie digestive 2026 à Munich, les résultats montrent que l’association d’un médicament expérimental avec une chimiothérapie permet une réduction significative des tumeurs, sans effets secondaires inattendus.

Le cancer du pancréas reste l’un des cancers les plus agressifs et les plus difficiles à traiter. Il est souvent diagnostiqué à un stade avancé, en raison de symptômes peu visibles aux premiers stades de la maladie. Le taux de survie à cinq ans ne dépasse pas environ 3 %, malgré les traitements disponibles.

Selon les chercheurs de l’Institut du cancer Dana-Farber à Boston, environ 90 % des patients présentent une mutation du gène KRAS, dont la mutation KRAS G12D représente une part importante des cas. Cette mutation, longtemps considérée comme difficile à cibler, fait aujourd’hui l’objet de nouvelles approches thérapeutiques.

Parmi elles figure le médicament expérimental zoldonrasib, qui agit directement sur la protéine mutée responsable de la croissance tumorale, contrairement à la chimiothérapie qui cible l’ensemble des cellules à division rapide.

L’étude a porté sur 81 patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique n’ayant pas reçu de traitement préalable. Ils ont été répartis en deux groupes : le premier a reçu le zoldonrasib associé au protocole FOLFIRINOX modifié, tandis que le second a été traité avec une combinaison de gemcitabine et nab-paclitaxel.

Les résultats indiquent une réponse tumorale chez 82 % des patients du premier groupe, contre 61 % dans le second. Le contrôle de la maladie a été obtenu chez 96 % des patients traités par FOLFIRINOX et 90 % dans l’autre groupe.

Au-delà de la réduction tumorale, les chercheurs ont également observé une diminution importante des marqueurs sanguins liés au cancer. Tous les patients évaluables ont présenté une baisse d’au moins 50 % de ces marqueurs. Par ailleurs, une disparition complète des signes de cancer dans le sang a été constatée chez 47 % des patients du premier groupe et 71 % du second.

Sur le plan de la tolérance, les scientifiques indiquent que l’ajout du traitement ciblé n’a pas entraîné de nouveaux effets secondaires. Les effets indésirables observés restent ceux habituellement associés à la chimiothérapie, notamment nausées, diarrhées, fatigue et baisse des globules blancs, sans aucun décès lié au traitement.

Les chercheurs estiment que le ciblage de la mutation KRAS G12D constitue l’une des pistes les plus prometteuses dans la recherche contre le cancer du pancréas. Ils soulignent que ces résultats ouvrent la voie à des combinaisons thérapeutiques potentiellement plus efficaces et mieux tolérées.

R.I

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R. I

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