Economie

Crise des œufs : les éleveurs annoncent un recours auprès de la Présidence

  • 7 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Crise des œufs : les éleveurs annoncent un recours auprès de la Présidence

La crise qui frappe le secteur des œufs de consommation en Tunisie entre dans son quatrième mois. Face à la chute des prix en dessous des coûts de production, la Confédération tunisienne des agriculteurs et des coopératives a annoncé son intention de saisir la Présidence de la République et d’engager une action judiciaire afin d’établir les responsabilités des parties qu’elle considère comme responsables de l’aggravation de cette situation.

Dans un communiqué publié à ce sujet, la Confédération a indiqué que la filière traverse une crise profonde liée à des déséquilibres structurels qui affectent l’ensemble du système de production.

Selon l’organisation, ces difficultés résultent notamment de l’allongement des cycles de production ainsi que de la multiplication du phénomène de “couvaison anarchique”, en raison de l’absence de mécanismes de contrôle efficaces. Ces facteurs auraient contribué à une accumulation importante des excédents et à une saturation du marché.

Des prix inférieurs aux coûts de production

La Confédération a souligné que la baisse continue des prix de vente des œufs de consommation a placé de nombreux éleveurs dans une situation financière difficile, les prix pratiqués sur le marché étant désormais inférieurs aux coûts de production.

Elle estime que les mesures prises par les autorités jusqu’à présent, notamment les interventions ponctuelles destinées à constituer des stocks de régulation, n’ont pas permis de résoudre durablement la crise.

Pour l’organisation professionnelle, ces solutions conjoncturelles n’ont pas traité les causes profondes du déséquilibre qui touche la filière avicole.

Un risque pour les petits et moyens éleveurs

La Confédération a mis en garde contre les conséquences économiques et sociales d’une prolongation de la crise. Elle estime que la poursuite de cette situation pourrait entraîner un gaspillage des ressources publiques en devises destinées aux importations et fragiliser davantage les petits et moyens éleveurs.

Elle a également alerté sur le risque de voir ces producteurs quitter progressivement le secteur au profit d’un nombre limité d’acteurs économiques, ce qui pourrait accentuer les déséquilibres au sein de la filière.

Face à cette situation, la Confédération tunisienne des agriculteurs et des coopératives affirme vouloir engager toutes les démarches nécessaires afin de faire la lumière sur les causes de cette crise et défendre les intérêts des professionnels du secteur.

S.R

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S. R

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