Au fait du jour – Que se passe-t-il à la DNA ?
La Presse — Des arbitres officiant en première et deuxième divisions ont exprimé leur mécontentement à propos des conditions de travail ainsi que les choix et critères adoptés pour les désignations aux matchs.
Des arbitres classés parmi l’élite ont sollicité une réunion urgente avec le superviseur général de la Direction nationale de l’arbitrage, afin de discuter de ces questions délicates restées en suspens. Ils jugent qu’il y a un manque de transparence surtout que certains arbitres ont été écartés. Ces décisions semblent avoir été approuvées et validées par Neji Jouini qui n’a pas réagi.
Nous pensions qu’après les problèmes qui avaient précipité, il y a deux ans, son départ, les choses ont été mises au clair à l’annonce de son retour.
De toutes les manières, alors que le football, grâce à ses clubs, semble remonter la pente et revenir à une meilleure atmosphère de travail, les problèmes de l’arbitrage pourraient troubler ce regain de moyens d’action. Sans un arbitrage serein, il n’y a guère de possibilité d’accompagner ce retour en force du football tunisien au niveau continental. D’ailleurs, les remous qui parviennent de la DNA encouragent les clubs à revenir vers les protestations d’usage pour agir sur l’adversaire et l’arbitre désigné et multiplier les réclamations qui, à force de se répéter, poussent vers une ambiance de doute.
Il est question de transparence. Cette Direction n’a rien à perdre de se pencher sur cet aspect de la question. Pour assurer une meilleure ambiance de travail, cette transparence est nécessaire. Il faudrait s’appliquer et expliquer tout en rassurant. Les arbitres qui se sentent lésés (c’est possible) ont besoin de sérénité pour exercer leur profession avec un esprit ouvert et une vision claire et prospective de leur carrière.
Alors que la saison est en voie d’enregistrer ce regain d’intérêt de toutes les parties prenantes de ce football qui œuvre péniblement pour se relever, l’arbitrage est un facteur déterminant.
Le plus sage est bien d’éviter ces remous qui pourraient conduire à une nouvelle rupture.



