Kanzari approché par un club Libyen : Cela fait désordre !
La Presse — Les dernières informations qui ont retenu l’attention de l’opinion publique et relatives à la proposition faite à Maher Kanzari n’ont pas manqué de… choquer. Et c’est le minimum que l’on puisse dire de cette tentative de débauchage en pleine saison. Que l’on engage des pourparlers en prévision de la prochaine saison, tel que l’a fait en catimini F. Benzarti, cela fait partie du jeu. Et encore, cela dépend toujours des engagements pris et du contrat reliant les deux parties concernées. Mais en pleine saison et alors que la compétition a pris une tournure des plus sérieuses, cela fait désordre.
Imaginons que c’est le Club Africain qui a fait cette proposition pour débaucher l’entraîneur d’une équipe en pleine compétition et qu’en cas d’accord le technicien en charge plaque tout et plie bagages. De quoi traitera-t-on l’équipe qui pense qu’avec de l’argent, on peut tout acheter?
Le sport c’est la compétition. Mais il n’y a pas de compétition sans esprit sportif, fair play, respect de l’éthique et de l’adversaire. Les coups fourrés et les entourloupettes n’ont jamais figuré en tant que qualités à inculquer et à adopter lorsqu’on est responsable d’une jeunesse que l’on essaie de former et d’éduquer.
Kanzari, aux dernières nouvelles, ne s’est pas prêté à ce jeu largement commenté par ceux qui n’apprécient guère ces agissements venant de personnes croyant que lorsque l’on possède de l’argent, on est en mesure d’acheter les consciences.
Et puis, techniquement, un entraîneur qui débarque en pleine saison dans un milieu auquel il n’a pas contribué à sa mise en place, qui ne connaît pas les joueurs et ne les a pas choisis, ignore les noms des dirigeants auxquels il aura affaire est-il alors utile?
Une question à poser pour ceux qui confondent sport et désordre.



