Des faits et des chiffres
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La Presse — La Tunisie renforce le financement de ses infrastructures routières grâce à deux nouveaux prêts du Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades), totalisant 432 millions de dinars. Ces ressources sont destinées à la réalisation de l’autoroute Bou Salem-Fernana et à la réhabilitation de 253 kilomètres de pistes rurales dans 21 gouvernorats. Les deux accords portent sur des financements respectifs de 288 MD et 144 MD. La part la plus importante, soit 288 MD (30 millions de dinars koweïtiens), sera consacrée à la construction de l’autoroute Bou Salem-Fernana, dont le coût global est estimé à 685 MD. Le projet prévoit notamment le bitumage d’environ 40 kilomètres, l’aménagement de la rocade de Jendouba ainsi que le dédoublement de la route régionale n° 59. Il devrait contribuer à renforcer le réseau routier du Nord-Ouest et à améliorer les liaisons entre les différentes localités de la région. Le second financement, d’un montant de 144 MD (15 millions de dinars koweïtiens), est destiné à un programme d’aménagement et de réhabilitation de pistes rurales. D’un coût total de 170 MD, celui-ci porte sur 253 kilomètres répartis entre 21 gouvernorats. L’intervention vise à désenclaver plusieurs zones rurales et à faciliter l’accès de leurs habitants aux services de base. Au-delà de ces deux nouveaux engagements, le partenariat financier entre la Tunisie et le Fades s’inscrit dans la durée. Depuis 1974, le Fonds a participé au financement de 67 projets dans le pays, dans des secteurs aussi variés que les infrastructures, l’industrie, l’énergie, le transport et la santé. Le volume cumulé de ses financements avoisine ainsi les 12 milliards de dinars, auxquels s’ajoutent 83 MD d’appui technique.
11,846
Les dépenses de subvention devraient atteindre 11,846 milliards de dinars en 2027, selon le projet de budget de l’État. Les hydrocarbures et l’électricité accapareront 59,8 % de cette enveloppe, devant les produits de base (34,1 %) et le transport (6,1 %). À fin août 2026, les dépenses de subvention se sont élevées à 4,496 milliards de dinars, en hausse de 6 % sur un an, soit environ 46 % des crédits annuels prévus. La compensation énergétique mobilisera 7,090 milliards de dinars, répartis entre la Steg (3,676 milliards) et la Stir (3,414 milliards). Ces prévisions reposent sur un baril de Brent à 80 dollars, contre 63,3 dollars dans le budget 2026, et une hausse de 2 % de la consommation nationale de produits pétroliers et d’électricité. Les produits de base bénéficieront, pour leur part, de 4,036 milliards de dinars, destinés notamment à préserver le pouvoir d’achat et à renforcer les contrôles des circuits de distribution. Enfin, le transport disposera de 720 MD, contre 700 MD en 2026, notamment pour soutenir le transport scolaire et universitaire ainsi que les tarifs réduits.
100
Un nouveau programme de coopération tuniso-américain vise à mobiliser plus de 100 millions de dollars d’investissements privés américains dans le secteur du phosphate en Tunisie. Financé par le gouvernement américain et mis en œuvre avec la société CrossBoundary, ce dispositif s’étalera sur deux ans et ambitionne de renforcer les capacités de production et d’exportation du secteur, tout en favorisant la création d’emplois. L’initiative cible notamment le projet «Gasaat », développé par la société australienne «PhosCo» dans le gouvernorat de Kasserine, dont les ressources minérales sont estimées à 166,6 millions de tonnes. Le programme prévoit de faciliter les rapprochements entre investisseurs et porteurs de projets miniers, ainsi que de développer des partenariats commerciaux et des accords d’approvisionnement. Pour Washington, cette coopération représente également un moyen de renforcer sa présence dans les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques. Les 100 millions de dollars annoncés constituent toutefois un objectif de mobilisation de capitaux privés et non des investissements déjà concrétisés.
345,7
Les investissements agricoles approuvés ont atteint 345,7 millions de dinars à fin septembre 2026, couvrant 4.651 opérations, soit une progression de 8 % en valeur et de 12 % en nombre sur un an, selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri). Les subventions accordées ont, pour leur part, augmenté de 17 %, à 93 MD. Les crédits fonciers approuvés ont également progressé de 41 %, atteignant 5,126 MD et permettant d’intégrer 268 hectares dans le cycle économique. La filière agricole concentre la plus grande part des investissements, avec 194,3 MD, soit 60 % du total. Elle devance les services liés à l’agriculture (61,9 MD), la pêche (37,5 MD), l’aquaculture (23,5 MD) et la première transformation (2,3 MD). Ces opérations devraient générer 1.864 emplois, contre 1 815 un an auparavant. Les projets des jeunes promoteurs représentent 25,4 MD et ceux des femmes promotrices 12 MD. Par ailleurs, 17 opérations au profit de sociétés communautaires ont été approuvées pour 4,5 MD. En parallèle, les investissements déclarés ont atteint 973,2 MD, répartis sur 7.548 opérations, en hausse de 16 % en nombre et en valeur.



