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Tunisie-UE : reprise du dialogue parlementaire après huit ans d’interruption

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  • 5 novembre 2026
  • 4 min de lecture
Tunisie-UE : reprise du dialogue parlementaire après huit ans d’interruption
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Après huit ans d’absence, la quatrième session de la Commission parlementaire mixte Tunisie-Union européenne s’est ouverte jeudi au siège du Parlement européen à Bruxelles.

La réunion est coprésidée par Riadh Jaïdane du côté tunisien et de Ruggiero Razza du côté européen. selon un communiqué publié par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les relations bilatérales, les questions migratoires et sécuritaires, la coopération économique et financière ainsi que les développements à l’échelle régionale et internationale sont à l’ordre du jour de cette édition, selon un communiqué publié par le parlement.

Dans son intervention, Ruggiero Razza a mis en avant la place de la Tunisie en tant que premier partenaire de l’Union européenne, soulignant que ce partenariat repose sur la coopération, le respect mutuel et une responsabilité partagée face aux défis liés au contexte régional et international et ses répercussions sur la situation économique et les relations commerciales dans la région.
De son côté, Riadh Jaïdane s’est félicité de la reprise des activités de la commission après une longue période d’interruption, estimant que cette relance témoigne d’une volonté commune de réactiver ce mécanisme parlementaire.

Il a souligné que les relations entre les deux parties revêtent un caractère particulier, fondé sur une longue histoire de contacts et d’interactions ainsi que sur les différentes formes de coopération et d’échanges consacrées par l’Accord d’association signé en 1995.
Dans son intervention, Jaïdane a tenu à réaffirmer l’attachement de la Tunisie à l’indépendance de ses décisions, à la diversification de ses relations internationales et à la défense de ses intérêts nationaux.

Il a formé le vœu de voir ce partenariat évoluer à travers un dialogue positif, franc et constructif, débouchant sur des relations plus justes, plus équitables et plus solidaires, fondées sur une approche renouvelée et mutuellement bénéfique.

Abordant la question migratoire, Riadh Jaïdane a souligné que la lutte contre la migration irrégulière ne doit, en aucun cas, se limiter au contrôle des frontières. Elle appelle à s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène dans les pays d’origine, dans le cadre d’une approche globale prenant en considération ses dimensions humanitaires, sécuritaires et de développement.

Il a également insisté sur la nécessité de faire évoluer l’Accord d’association signé en 1995, afin de l’adapter aux transformations qu’a connues l’Union européenne ainsi qu’aux évolutions régionales et internationales, et de doter ce partenariat d’un contenu renouvelé, plus équilibré et davantage en phase avec les intérêts communs.
Il a, par ailleurs, appelé à la mise en place d’une stratégie tuniso-européenne dans les domaines de la formation, de la recherche scientifique, de l’échange de compétences et de la facilitation de la mobilité des talents, à travers le développement de programmes communs. Il a également plaidé en faveur d’une coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle, axée sur la formation, le soutien aux start-up, le renforcement de la coopération entre chercheurs et le lancement de projets pilotes dans plusieurs secteurs.

Dans le même contexte, il a souligné que la restitution des fonds détournés constitue une priorité et un droit du peuple tunisien. Il a également évoqué la complexité de la conjoncture internationale, marquée par des évolutions géopolitiques et des défis communs menaçant la paix et la sécurité dans la région et dans le monde. Il a, à cet égard, insisté sur la nécessité de traiter les différentes questions en suspens, notamment la juste cause palestinienne, conformément aux principes de la légalité internationale, à la Charte des Nations unies et au droit international.
À l’issue de ses travaux, la commission a adopté une déclaration commune dans laquelle les participants soulignent le besoins d’un partenariat stratégique basé sur réciprocité et les intérêts mutuels.
Ils ont plaidé en faveur d’un processus de développement durable et d’une nouvelle approche globale et équilibrée des questions migratoires, de la transition énergétique et de la transformation numérique, appelant à poursuivre les efforts en vue de restituer les fonds détournés.
La déclaration commune comporte les positions des deux parties concernant plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun et souligne l’importance de poursuivre le dialogue parlementaire et d’intensifier la concertation autour des défis et des enjeux partagés.

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Auteur

La Presse

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