Editorial

Mieux harmoniser orientations économiques et priorités

  • 8 novembre 2026
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Mieux harmoniser orientations économiques et priorités
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L’examen du projet de budget de l’État et du budget économique pour l’exercice 2027 en Tunisie, soumis à un calendrier strict et précis, entame dès demain, lundi 9 novembre 2026, les choses sérieuses avec la tenue des séances plénières conjointes entre l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le Conseil national des régions et des districts (Cnrd), marquées par la présentation d’une déclaration sur les projets par la Cheffe du gouvernement.

Puis, ce sera le tour de la quinzaine consacrée aux débats sur les budgets des différentes missions ministérielles et autres missions spéciales, alors que l’échéance limite pour l’adoption finale de la loi de finances devrait avoir lieu, au plus tard, le 10 décembre, comme il est stipulé par les dispositions des textes de la Constitution.

Et en attendant la tournure qui sera prise par les discussions budgétaires, qui dépendra des propositions et critiques formulées par les députés et des réponses des membres du gouvernement, une lecture du contenu dudit projet est de nature à fournir une idée plus ou moins précise quant aux principaux indicateurs financiers.

Ainsi, l’impression qui prévaut selon les chiffres laisse entendre une légère amélioration dans les divers domaines, à savoir une hausse de 0,4% du taux de croissance et une augmentation d’un peu moins de 1% concernant le taux d’investissement par rapport au PIB prévu à la hausse, sans oublier que ce projet s’inscrit dans le cadre du prolongement du Plan de développement 2026/2030 et qui est basé sur le maintien de l’équilibre entre la croissance et l’orientation en faveur de la justice sociale.

Tout en mettant en relief l’importance des investissements directs étrangers (IDE), qui devraient s’élever à près de cinq milliards de dinars, les députés ont fait preuve d’esprit circonspect en exigeant une vérification du degré de réalisme des prévisions et de fiabilité quant à leur concrétisation dans l’objectif de pouvoir les traduire en résultats tangibles, notamment au niveau de la production et de l’emploi.

Il y a lieu de souligner la nécessité de réussir l’équation de la cohérence entre les différentes orientations économiques présentées dans le projet de budget économique et les priorités contenues dans le Plan quinquennal de développement et qui devraient répondre aux besoins réels des régions et des districts ainsi qu’aux attentes des citoyens dans toutes les régions du pays.

On ne soulignera jamais assez l’importance de la réalisation des équilibres financiers et l’impératif de réussir la réforme des entreprises et établissements publics confrontés à des difficultés récurrentes.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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