Au fait du jour : Un yoyo irrationnel !
La Presse — Le président de l’US Monastir, Moslem Salama, a officiellement démissionné de son poste, mercredi dernier, confiant la direction du club à son adjoint, Nizar Jemmali. Selon les premières informations, la démission de Salama serait due à la grave crise financière qui frappe le club et qui a visiblement affecté l’ambiance.
À l’issue d’une réunion d’urgence tenue au siège du club, la direction a appelé tous les supporters à se mobiliser pour soutenir l’équipe afin d’éviter toute aggravation de la situation et ses conséquences néfastes. Cette information est toujours regrettable, surtout lorsqu’elle concerne une association sportive qui a eu ses temps de gloire.
L’US Monastir est quand même une formation qui a goûté aux joies de la consécration et qui a disputé avec plus ou moins de réussite les compétitions africaines. Nous savons déjà que l’Etoile a aussi des problèmes financiers à l’image de l’ensemble de nos équipes de football qui ne possèdent pas de ressources propres et qui peinent pour joindre les deux bouts. On se rabat, bien entendu, sur les supporters pour qu’ils puissent renflouer les caisses, mais ce n’est pas toujours évident.
La joie de l’accession
Cette situation risque de s’amplifier et cela nous met au devant d’une contradiction dans ce milieu ambiant qui caractérise les fins de saison. Les uns dégringolent en divisions inférieures, le plus souvent parce qu’ils ont été obligés de vendre leurs meilleurs éléments, les autres accèdent au prix d’un effort louable.
Savent-ils ce qui les attend au cas où ils ne posséderaient pas des ressources propres vitales ? Sont-ils viables et répondent-ils aux conditions de viabilité qui sont prévues par la réglementation en vigueur ?
Ces conditions on n’y regarde pas beaucoup, sinon ce serait le veto. En effet, rien que pour l’existence d’un stade répondant à certaines normes, les nouveaux venus risquent de caler, dès la première marche.
C’est d’ailleurs la raison qui oblige certaines équipes de jouer loin de leurs bases, avec ce que cela suppose comme frais et handicaps. C’est là malheureusement le lot de notre football professionnel qui attend la mise en place d’une réglementation plus stricte et une organisation à même de prévenir ce yoyo irrationnel, auquel s’adonnent des formations à court de moyens et qui laissent derrière elles des dettes et des difficultés en héritage, à ceux qui prennent la suite de la gestion.



