Sport

Le cas Ayoub Hafnaoui : Coupable ou victime ?

  • 15 août 2026
  • 3 min de lecture
Le cas Ayoub Hafnaoui : Coupable ou victime ?

Une affaire sensible et une décision du nageur qui mérité d’être nuancée.

La Presse — Les événements se précipitent en ce qui concerne le désistement du nageur Ayoub Hafnaoui. Néanmoins, avant de revenir sur ce sujet, nous souhaiterions faire le parallèle de ce qui s’était passé lors du Mondial 2025 de natation qui a vu Ahmed Jaouadi, complètement perdu, pris en charge par un petit groupe de Tunisiens qui lui ont tout assuré pour qu’il remporte ses titres mondiaux. C’était tout d’abord des gens du milieu du sport, mais aussi des personnes qui ont contribué de leur propre argent pour que ce jeune se sente aussi bien en sécurité, qu’entouré d’une bienveillante attention. Il est monté sur le podium et tout le monde a oublié les manquements d’une fédération en ruine et une tutelle qui accusait un nouveau défaut à l’allumage. Cette fois-ci, il s’agit de Hafnaoui qui, sous l’instigation d’un groupe qui le « conseillait », s’est tout simplement retiré d’une compétition majeure pour laquelle il s’était engagé par son contrat d’objectif de disputer. Comment  a-t-on raisonné pour en arriver là ? Seul ce groupe de conseillers le sait. En effet, au pire des cas, le nageur aurait pu monter sur le podium. Il avait démontré quelques semaines auparavant qu’il était en bonne condition. Qu’est-ce qui a changé ?

Il doit se justifier

On l’a peut-être convaincu qu’il ne sera pas premier classé. Et alors? Rien n’est grave si son camarade Ahmed Jaouadi  permet aux couleurs tunisiennes de figurer au mât d’honneur. Ce retrait, à moins qu’il n’y ait eu des conditions exceptionnelles, est grave. Hafnaoui sera dans l’obligation de se justifier. Pour une fois aussi bien du côté de la tutelle que de la FTN, tout était en règle. D’après la présidente de la FTF, rien ne lui manquait.

A moins que ce soit en prévision d’une future rupture qui évoluerait vers une scission, ce clash est de trop. Et ce jeune que nous connaissons bien,  que nous avions défendu lors de la situation qu’il a vécue il y a deux ans, ne mérite pas ce qui lui arrive. « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », dit-on. Ceux qui ont poussé vers ce retrait devront payer. Dommage !

Auteur

Kamel GHATTAS

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