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  • 16 août 2026
  • 5 min de lecture
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Aéroports

Istanbul prend l’avantage sur Heathrow

L’aéroport d’Istanbul a pris la tête du classement européen en termes de fréquentation en juillet 2026, devant le londonien Heathrow. Avec 8,15 millions de passagers accueillis sur le mois, contre 7,86 millions pour son concurrent britannique, le hub turc confirme la montée en puissance de son infrastructure et de sa position géographique.

Cette performance intervient alors que Heathrow a enregistré un recul de 1,5 % de son trafic sur un an. Le contexte géopolitique a notamment pesé sur son activité : les liaisons avec le Moyen-Orient ont diminué de 20,2 % en juillet, affectées par les tensions dans la région. Or, ces routes constituent un axe important pour les échanges entre l’Europe, le Golfe et l’Asie. Au-delà de ces facteurs conjoncturels, Heathrow doit composer avec une contrainte plus durable : la saturation de ses deux pistes.

L’aéroport fonctionne proche de ses capacités maximales, ce qui limite ses possibilités d’augmentation du trafic. Le projet d’une troisième piste fait toujours l’objet de discussions et son éventuelle mise en service resterait éloignée. Istanbul dispose, de son côté, d’une marge de croissance importante.

Son aéroport fonctionne avec trois pistes indépendantes pouvant être exploitées en continu. Une quatrième piste doit en outre être mise en service d’ici la fin de 2026. Cette capacité permet à la plateforme turque de renforcer son rôle de point de correspondance entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.

Le changement de leadership ne signifie pas pour autant que Heathrow a perdu son poids économique. Avec 84,46 millions de passagers en 2025, l’aéroport londonien reste un acteur majeur du transport aérien international. Mais l’écart observé en juillet souligne une évolution de la concurrence entre les grands hubs européens. Pour le Royaume-Uni, la question dépasse donc le seul classement des aéroports : la capacité de Londres à développer sa connectivité aérienne constitue également un enjeu pour le tourisme, les investissements et les échanges commerciaux.

Voitures électriques

Londres prépare une nouvelle taxe au kilomètre

Le Royaume-Uni s’apprête à modifier la fiscalité automobile avec l’instauration, à partir du 1er avril 2028, d’une taxe calculée en fonction des kilomètres parcourus par les véhicules électriques et hybrides rechargeables. Baptisé « Electric Vehicle Excise Duty » (eVED), ce dispositif vise principalement à compenser la baisse progressive des recettes tirées des carburants fossiles.

Le système prévoit un prélèvement de 3 pence par mile pour les véhicules entièrement électriques, tandis que les hybrides rechargeables seront soumis à un tarif deux fois moins élevé. Pour un automobiliste parcourant environ 14 300 kilomètres par an, la facture annuelle atteindrait ainsi près de 267 livres pour une voiture électrique.

Le montant variera naturellement selon la distance parcourue. Cette réforme répond à une évolution structurelle des finances publiques britanniques. La fiscalité sur l’essence et le diesel constitue actuellement une source importante de revenus pour le Trésor, mais son rendement devrait diminuer avec la progression de l’électrification du parc automobile.

Le gouvernement cherche donc à anticiper cette érosion et à maintenir une contribution des automobilistes au financement des infrastructures routières. Les recettes attendues devraient augmenter progressivement. Elles sont estimées à environ 1,1 milliard de livres pour la première année complète d’application, avant d’atteindre jusqu’à 1,9 milliard de livres au début des années 2030.

La mesure suscite toutefois des interrogations sur son impact sur la transition vers l’électro-mobilité. En renchérissant l’usage des voitures électriques, elle pourrait réduire une partie de leur avantage économique par rapport aux modèles thermiques et ralentir leur adoption.

La collecte devrait reposer sur une déclaration annuelle du kilométrage, avec des contrôles permettant de vérifier les données fournies. Le dispositif ne prévoit pas, à ce stade, de géo-localisation permanente des véhicules.

Avec cette réforme, le Royaume-Uni cherche ainsi à adapter sa fiscalité à la transformation du parc automobile, tout en préservant ses recettes publiques.

Chômage des jeunes

L’alerte se confirme à l’échelle mondiale

Le chômage des jeunes reste un défi majeur à l’échelle mondiale. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), son taux a atteint 12,4 % en 2025, soit une légère hausse par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, environ 260 millions de jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (Neet), illustrant les difficultés persistantes d’insertion professionnelle.

Cette situation intervient alors que les marchés du travail connaissent de profondes transformations. L’intelligence artificielle et l’automatisation pourraient particulièrement affecter les jeunes qui cherchent à accéder à leur premier emploi. L’OIT souligne que les professions occupées par les nouveaux entrants pourraient être davantage exposées aux changements technologiques, même si l’ampleur exacte de l’impact de l’IA reste encore incertaine.

Au-delà du chômage, le phénomène des Neet constitue un autre indicateur préoccupant. Leur éloignement simultané de l’emploi et de la formation peut compliquer l’acquisition d’expérience et de compétences, avec des conséquences durables sur leur parcours professionnel. La situation varie toutefois fortement selon les régions et les niveaux de revenus.

Dans les économies à faible revenu, le taux de Neet demeure particulièrement élevé, tandis que les jeunes des pays développés sont davantage exposés aux transformations des emplois qualifiés liées aux nouvelles technologies. Pour l’OIT, la réponse passe notamment par des investissements dans l’éducation, la formation professionnelle et les dispositifs facilitant la transition entre études et emploi. L’enjeu dépasse ainsi la seule création de postes : il s’agit aussi de préparer les jeunes aux nouvelles exigences du marché du travail et de leur permettre de bénéficier des opportunités offertes par la transformation numérique.

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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