Amendement du décret-loi sur les associations : Pour en finir avec les dérapages et les abus
L’ensemble des Tunisiens initiés à la politique et désireux de participer à la gestion de leur avenir, sous l’impulsion et la direction du Président Kaïs Saïed, sont convaincus que l’amendement du décret-loi sur les associations datant de septembre 2011 ou, en plus clair, son annulation et son remplacement par une loi organique digne de la Tunisie du 25 Juillet ne peuvent survenir que de Carthage.
La Presse — La journée du mercredi 23 avril correspond à la commémoration de la Journée nationale des associations. Une date que les Tunisiens s’activant et évoluant au sein du tissu associatif national et du paysage politique, culturel, économique et environnemental fêtaient comme un moment privilégié pour évaluer ce qui a été enregistré dans le domaine, les errements et les dépassements que certains auraient pu commettre intentionnellement ou par manque de professionnalisme et pour, enfin, fixer les objectifs à atteindre, dans un climat de confiance, d’entente et de partage.
Dans la philosophie du Président Kaïs Saïed, contrairement à ce que répandent les voix discordantes, l’association a un grand rôle à assumer en conformité avec la législation en vigueur et en engagement à apporter à la stratégie nationale de développement le coup de pouce nécessaire. Le soutien que les Tunisiens ont toujours assumé, consciencieusement et librement, parce que convaincus que la promotion de leur pays est une responsabilité nationale de la première catégorie. Une mission à la concrétisation de laquelle personne ne peut se dérober, sauf ceux et celles qui ont des visées autres que celles de servir le pays et de préserver ses intérêts nationaux et qui s’activent au sein de la vie civile en appliquant les ordres et les desiderata des parties étrangères qui les financent en contrepartie de basses besognes et de services répréhensibles.
Mais que faut-il faire, sur le plan législatif, afin que les directives présidentielles relatives à la naissance d’associations patriotiques alignées sur la stratégie nationale de promotion soient concrétisées? Et surtout comment se comporter avec ces milliers d’associations qui continuent à fuir leurs responsabilités, à refuser de révéler les sommes rondelettes qu’elles reçoivent régulièrement de l’étranger ?
Et finalement, le secrétariat général du gouvernement va-t-il se décider à assumer sa responsabilité en matière de contrôle de l’action associative, pour ce qui est principalement de l’argent qu’on dit sale, qu’elles perçoivent de l’étranger, conformément à ce que prédit le décret-loi n°2011-88 relatif à l’organisation des associations ?
Du côté de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et plus particulièrement auprès de la commission parlementaire des droits et des libertés, on s’est activé à l’examen d’un projet d’amendement du décret-loi en question. Déposé par un certain nombre de députés qui ont tout fait pour que leur texte quitte les tiroirs du bureau du président du Parlement et pour qu’enfin on puisse savoir les nouveautés qu’ils proposent afin que le décret-loi évolue, d’abord, et change d’appellation et devienne une loi. Et aussi pour que le public initié découvre le contenu des vingt-six articles (26) censés amender le décret-loi actuel.
Et les initiateurs du projet d’amendement, les députés de la commission et ceux aussi appartenant aux autres commissions (tous les députés ont le droit de participer aux débats au sein des commissions spécialisées quelle que soit la commission à laquelle ils appartiennent ou même s’ils ne sont adhérents à aucune commission) de découvrir les procédures complexes et compliquées qu’il faut mettre en évidence afin de contenir toutes les formes de dérapages relatifs à la réception et à la dépense de l’argent provenant de l’étranger de la part d’associations dites «mères» et dont plusieurs sont inconnues des plus expérimentés des militants de l’action associative dans le monde.
Et si certaines associations de la société civile tunisienne ont exprimé leur désapprobation pour ce qui concerne notamment l’institution de l’autorisation préalable du gouvernement avant qu’une association reçoive un euro ou un dollar pour le financement d’un projet politique comme par exemple l’éducation à la démocratie au profit des jeunes garçons et des jeunes filles dans la région rurale de Saouaf (relevant du gouvernorat de Zaghouan), sous la direction d’un instituteur âgé de vingt ans et ayant une expérience d’enseignement de six mois, il est à relever qu’au moment de la rédaction du présent article, le gouvernement garde encore un silence radio sur ce qui se passe au Bardo et sur les réseaux sociaux mobilisés par les détracteurs de l’amendement.
Il reste toujours un véritable espoir de voir Carthage prendre les choses en main et rétablir les pendules à l’heure de la stratégie nationale de promotion, comme ne cesse de le souligner le Président de la République, convaincu que la Tunisie a besoin de tous ses fils valeureux en vue de relever avec succès les défis du futur et de préserver ou plutôt de renforcer l’image rayonnante de la Tunisie à l’étranger en tant que pays libre, souverain et démocratique.



